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Une chercheuse sénégalaise de l’African Aquatic Conservation Fund en début de carrière participe à l’atelier régional de formation sur l’ADN environnemental à Accra

Une chercheuse sénégalaise de l’African Aquatic Conservation Fund en début de carrière participe à l’atelier régional de formation sur l’ADN environnemental à Accra

Diana Seck, assistante de recherche à l’African Aquatic Conservation Fund (AACF), a participé à un atelier de formation de cinq jours sur l’ADN environnemental (ADNe) qui s’est tenu en novembre 2025 à l’Université du Ghana. L’atelier était soutenu par la Commission océanographique intergouvernementale (COI), l’UNESCO et l’Ocean Teacher Global Academy par l’intermédiaire de ses centres de formation régionaux en Belgique et au Ghana. Cette formation de haut niveau a rassemblé des scientifiques, des praticiens de la conservation et des chercheurs issus de plus de dix pays africains, créant ainsi un environnement d’apprentissage dynamique et diversifié.

Conçu pour renforcer les compétences techniques en matière de surveillance de la biodiversité basée sur l’ADN électronique, l’atelier a offert une introduction complète à l’ensemble du flux de travail de l’ADN électronique. Les participants ont été formés aux techniques d’échantillonnage sur le terrain adaptées à une variété de systèmes aquatiques, suivies de l’extraction de l’ADN en laboratoire, de la purification, de l’amplification et de la visualisation par électrophorèse.

Le programme comprenait également des modules sur les pipelines bioinformatiques, l’analyse des données et la pertinence croissante de l’ADN électronique pour l’évaluation de la biodiversité, la surveillance écologique et la prise de décision en matière de conservation marine. La combinaison de conférences, de démonstrations sur le site et de séances pratiques en laboratoire a permis aux participants non seulement de comprendre la théorie, mais aussi d’acquérir une confiance pratique dans les outils et les méthodes du site.

Diana Seck participe à une séance pratique en laboratoire.

Au-delà du programme technique, l’atelier a constitué une plate-forme précieuse pour la collaboration régionale. Les chercheurs en début de carrière ont eu l’occasion d’échanger leurs expériences avec des scientifiques plus expérimentés, d’explorer des idées de projets en collaboration et de discuter du potentiel de l’ADN électronique pour combler les lacunes en matière de connaissances dans les écosystèmes marins et d’eau douce d’Afrique.

Diana s’est distinguée par sa forte implication et son engagement à appliquer les techniques d’ADN électronique pour sa future recherche doctorale sur le dauphin à bosse de l’Atlantique. Sa participation active a mis en évidence l’importance de développer l’expertise locale pour faire progresser la conservation des mammifères marins en Afrique de l’Ouest. Les organisateurs ont souligné l’importance de ce renforcement des capacités : « Il était très stimulant de voir des participants de différents horizons acquérir une expérience pratique des techniques d’ADN électronique. Cette formation contribuera de manière significative à la recherche sur les mammifères marins en Afrique de l’Ouest ».

Pour AACF, la participation à cette formation représente une étape importante dans l’extension de la capacité technique de l’organisation à un chercheur.